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Vivatech 2019 vu de l’audit interne et des métiers du risque

Puisque la transformation digitale est un enjeu pour les organisations en participant à préserver la compétitivité grâce à de nouveaux leviers de performance, il est nécessaire pour les auditeurs et contrôleurs internes d’en comprendre les enjeux et nouveaux risques associés. Le salon VivaTech permet d’appréhender les tendances du digital, les innovations et les acteurs qui y contribuent.

L’édition 2019 s’inscrit dans un contexte très chargé en actualité politique numérique (un an après le RGPD, taxe GAFA etc.). Des sujets relatifs à la conformité qui sont souvent des sujets de prédilection pour nos équipes. Nous avons une opportunité de nous inviter à la table des discussions pour accompagner les organisations dans leur transformation digitale, alors ne la ratons pas, sinon les équipes avancerons dans leurs projets sans nous.

Au cours de cette 4ème édition de Vivatech, les auditeurs internes pouvaient découvrir des interventions, tables rondes et des exposants sur les thématiques de la transformation digitale, de la cybersécurité et sur les technologies qui impactent nos organisations et nos métiers comme l’intelligence artificielle, le big data ou la blockchain.

La transformation digitale était abordée sous l’angle du partage d’expérience où des organisations présentaient les méthodes mises en place pour leur transformation et en partageaient les premiers résultats. La technologie et les nouvelles méthodes d’organisation, les deux piliers permettant la transformation digitale, étaient des thématiques équitablement représentées sur le salon. Cela montre bien l’accélération de la prise de conscience et du passage à l’action des organisations.

Un sujet très intéressant pour les auditeurs a été abordé au travers de différentes présentations : celui de l’éthique de l’intelligence artificielle et la data. Il a été davantage mis en avant que l’année précédente et démontre clairement l’enjeu de correctement gérer la manière dont on entraîne les modèles d’intelligence artificielle afin de prévenir et identifier les biais possibles afin de les corriger. Il s’agit de s’assurer que la prise de décision est correctement construite mais aussi prendre en compte la question de l’éthique de ces modèles. Le RGPD favorise cet angle d’analyse en prenant en compte l’impact des décisions automatiques sur les droits des individus. Nous commençons à parler du métier en intelligence artificielle comme le montre l’exemple de SalesForce qui a créé un poste de Chief Ethical Use Officer.

L’intérêt du salon VivaTech est donc réel pour nos métiers de gestion du risque et il est nécessaire de se défaire de l’idée que le digital n’est à la portée que des personnes “tech”, car il est partout et il se développe rapidement. Alors ne prenons pas le train de la transformation en retard.

Alice Boisson
Chief Compliance Officer, S4M